La castration de la vache laitière
Qu’est ce que c’est ?
La castration de la vache laitière est une alternative à la réforme lors de différents troubles ( troubles de la reproduction rendant impossible une nouvelle gestation, fièvre de lait compliquée rendant dangereux une nouvelle mise-bas, ou simplement volonté de réformer un animal sur ses critères zootechniques ) . En effet après la castration la persistance laitière est meilleurs que chez une vache entière, l’animal ne revient pas en chaleur ce qui limite les accidents et dérange moins le troupeau. Il est possible d’engraisser une vache castrée pendant sa phase de production, ceci permet d’avoir des vaches « prêtes à abattre » sur de longue périodes sans augmenter les coûts d’entretien.
Technique
L’opération prend environ 20 minute, et se déroule sur une vache au cornadis ou dans une cage de contention. Une palpation transrectale permet de vérifier l’absence de contre indication à la castration ( gestation, métrite). La vulve est nettoyée avec soins. Avec une paire de ciseaux le vétérinaire pratique une brèche dans le fond du vagin juste au dessus du col. Cette brèche est agrandie au doigt jusqu’à passer le poignet dans la cavité abdominale. Un dispositif composé d’un élastique et d’un écrou est passé autour du pédicule ovarien et est serré. L’ovaire n’est pas retiré mais privé de sa vascularisation, il va se résorber en quelques jours. Un oblet d’antibiotique ( sans délais lait) est déposé dans la cavité abdominale et on pratique une injection d’anti inflammatoire. Le lait reste commercialisable dès le soir.
Effets sur la production laitière :
La production de lait diminue en phase postopératoire immédiate, puis retrouve son niveau normal dans un délai de trois à dix jours. Une étude menée en France en 2004 par Dr Du Roizel Marlier a comparé la production laitière de vaches castrées et non castrées, élevées dans les mêmes conditions et au même stade de production. Un gain de 630 kg de lait est obtenu (gain de 3,5 kg/j). Une étude conduite par l’Inra en 2012 confirme ces résultats avec une ovariectomie par la technique boulon-élastique. À l’inverse, aucune différence notable n’est rapportée concernant les taux butyreux et protéiques entre les vaches castrées ou non.
Le niveau de production laitière dépend du nombre et de l’activité des cellules épithéliales mammaires. En début de lactation, le pic de production est principalement dû à une augmentation de l’activité sécrétrice. Puis, le nombre de cellules diminue (mort cellulaire) : la production de lait décline. La castration, par la suppression de la sécrétion d’œstradiol et de progestérone par les ovaires, aurait pour effet une diminution de la mort cellulaire à l’origine d’une meilleure persistance de la lactation. Dans de bonne conditions une lactation très longues jusqu’à 600 jours est possible.
Souce : La
Semaine Vétérinaire n° 1534 du 05/04/2013
Combien ça coûte ?
La castration est facturée 45 €, à ceci on ajoute une visite, un déplacement, un oblet d’antibiotique et une injection de Tolfine
Par exemple pour la castration de trois vaches le même jour cela revient à 270 € soit 90 € par vache
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